Des métiers

Un article passionnant sur les droits des scénaristes, des personnes et des oeuvres !

A retrouver sur inaglobal .fr

Ecrire des bioptics, relater des évènements réels actuels ou anciens : tous les scénaristes peuvent travailler sur des sujets touchant de vraies personnes ou adapter de vraies oeuvres. En la matière, où s’arrête le droit à l’imagination, et le droit des personnes ou des oeuvres… Un article très intéressant sur le sujet !

Un scénariste peut-il tout se permettre ?

ARTICLE  par  Marc LE ROY  •  Publié le 23.05.2014  •  Mis à jour le 23.05.2014
Welcome to New York, film d’Abel Ferrara librement inspiré de l’affaire DSK, soulève à nouveau la question de la liberté de création d’un scénariste. Celle-ci est-elle absolue ?

Sommaire

Le Festival de Cannes 2014 aura été marqué par de multiples interrogations sur la fiction et la réalité. Dès le film d’ouverture consacré à Grace de Monaco, les historiens et la famille princière du rocher se sont émus des multiples libertés scénaristiques présentes dans le film d’Olivier Dahan. Quelques jours plus tard, c’est un film non sélectionné pour le Festival qui a orienté tous les regards. Welcome to New Yorkd’Abel Ferrara, qui revient librement sur l’affaire DSK, a suscité l’indignation des personnalités qui ont inspiré le film. Dominique Strauss-Kahn a annoncé qu’à la différence d’Anne Sinclair il déposait plainte contre les auteurs du film pour diffamation. Ces deux exemples posent une même question : le scénariste d’un film a-t-il tous les droits ?
Les scénaristes peuvent légitimement évoquer les libertés d’expression et de création pour justifier leur travail. Ces libertés sont garanties par la Constitution par le biais de l’article 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (la libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme ; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre à l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi) et par la Convention européenne des droits de l’homme en son article 10 (toute personne a droit à la liberté d’expression). Ces libertés ne sont pourtant pas sans limites. L’article 11 de la DDHC évoque ainsi les abus à la liberté d’expression qui sont déterminés par la loi. De plus, la liberté d’expression peut être, en matière audiovisuelle, limitée par les pouvoirs publics compétents pourprotéger les individus, et notamment les mineurs, contre la violence, la sexualité voire les atteintes à la dignité humaine. Au-delà de cette protection de l’ordre public par l’administration, les scénaristes doivent prendre en compte des intérêts plus particuliers, à savoir les droits des personnes. Juridiquement parlant, une personne, qu’elle soit physique ou morale, est titulaire de droits qui doivent être pris en compte par les tiers et donc par les scénaristes. La liberté de création des scénaristes s’arrête donc là où les droits des personnes commencent. À titre d’exemple, il conviendra de respecter la vie privée des individus, de ne pas tomber dans l’injure ou la diffamation mais aussi de respecter un minimum les faits historiques. Dans le même sens, la liberté de création des scénaristes peut être encadrée par un droit privatif qu’une personne détient sur une œuvre (un droit d’auteur par exemple). Se pose alors la question de l’adaptation de romans ou de bandes dessinées. Les scénaristes peuvent néanmoins prendre certaines libertés avec l’œuvre originale voire avec les droits de telle ou telle personne, on pense ici à la satire ou à la parodie.

En définitive, quelles sont les limites à la liberté d’expression pour un scénariste ?

Les obligations du scénariste en termes de protection des personnes

Un scénariste doit prendre garde à respecter les droits des personnes physiques ou morales s’il ne veut pas (lui ou son producteur)[+] être poursuivi en justice. Plusieurs limites peuvent ainsi être évoquées :
Protection de la vie privée – La protection de la vie privée est garantie par l’article 9 du Code civil et l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Les juges peuvent, sans préjudice de la réparation du dommage subi, prescrire toutes mesures (séquestre, saisie et autres) propres à empêcher ou faire cesser une atteinte à l’intimité de la vie privée. Ces mesures peuvent, s’il y a urgence, être ordonnées en référé. La protection de la vie privée jouit donc de garanties équivalentes à la liberté d’expression. Au vu des protections de même valeur offertes à ses différents droits et libertés, il appartiendra aux juges, en cas d’atteinte, de trouver la solution la plus proportionnée au cas qui leur est soumis. Face à une atteinte à la vie privée, les juges prononcent généralement des compensations pécuniaires et des mesures telles que la mention dans le générique du film, sur l’affiche, la publication du jugement dans les journaux. La saisie ou l’interdiction peuvent être prononcées mais elles ne sont pas fréquentes. Beaucoup plus rarement, des coupures pourront être prescrites si nécessaires.
Il doit être entendu que « la vie privée » ne concerne que la révélation de faits relevant de la vie privée, le terme étant défini comme « le fait de dévoiler, faire connaître, de rendre public quelque chose qui était inconnu ou caché ». Échappent donc à la vie privée les faits publics. Il appartiendra aux juges de déterminer au cas par cas ce qui est privé et ce qui est public.  Il appartient aux juges de déterminer au cas par cas ce qui est privé et ce qui est public. Au-delà d’un certain délai, le droit à l’oubli peut être pris en considération et remettre de l’ombre sur des faits autrefois publics. En ce sens, la Cour d’appel de Versailles a considéré, dans une décision du 14 novembre 2002, que la reprise dans un film de fiction d’un fait divers datant de 1969 pouvait constituer une atteinte à la vie privée d’une des victimes de l’époque. L’atteinte à la vie privée peut donc être constituée pour des faits pourtant reconnus comme publics. Pour éviter des tensions entre droit à l’information et droit à l’oubli, le professeur Christophe Caron propose d’encourager « les auteurs à maquiller suffisamment les personnages et les circonstances du drame en faisant prévaloir la fiction sur la réalité. Et s’ils souhaitent demeurer fidèles à la réalité, il leur appartient alors de demander l’autorisation de la personne concernée à l’époque par ce fait divers ».
Afin de conclure à une atteinte à la vie privée le juge cherchera à déterminer si l’identification du ou des personnages avec le ou les demandeurs est évidente ou, au contraire, aléatoire. Le juge déterminera ainsi s’il y a une réelle séparation entre la fiction et la réalité. Le Tribunal de Grande Instance (TGI) de Paris a ainsi considéré au sujet du film Rois et Reine d’Arnaud Desplechin que de simples emprunts accolés à un personnage fictionnel ne constituent pas une atteinte à la vie privée de l’ancienne compagne du réalisateur. Au contraire, il a été jugé qu’un ouvrage de Christine Angot ne transformait pas assez un personnage qui s’inspirait de l’ancienne compagne de l’actuel compagnon de l’auteure.
Personnages et faits publics – La jurisprudence en la matière est assez libérale. Le juge prend notamment en compte « le sérieux et la complétude des recherches accomplies avec prudence, exactitude et objectivité de l’expression »[+]. Dans toute œuvre tirée d’un fait ou d’un personnage public, il est nécessaire de respecter un devoir de prudence et d’objectivité et notamment de ne pas faire montre d’une volonté de nuire aux personnes concernées. On peut de plus évoquer certaines limitesL’auteur devra se garder de prendre partie dans une affaire judicaire en cours. Ainsi, le film Les noces rouges de Claude Chabrol a vu en 1973 son visa d’exploitation accordé sous réserve que l’affaire traitée dans le film soit jugée par la Cour d’assises. La solution est la même pour une affaire définitivement jugée qui ne devra pas être rejugée par les auteurs d’une fiction comme l’illustre l’interdiction récente de la diffusion sur Arte du docu-fiction Intimes convictions. L’auteur devra également veiller à ne pas porter atteinte à la présomption d’innocence comme l’illustre la diffusion sur TF1 d’un téléfilm sur Francis Heaulme en 2005.
 
Diffamation et injures –   Le procès à venir risque d’être savoureux dans la mesure où les auteurs du film tâcheront de prouver l’absence de diffamation en démontrant la vérité des faits contestés par DSK.  La diffamation constitue un délit si elle est publique et une contravention si elle est privée. La diffamation est une allégation ou l’imputation d’un fait qui porte atteinte à l’honneur ou à la considération de la personne ou du corps auquel le fait est imputé. Le but est d’empêcher les individus de calomnier leur prochain. La personne poursuivie pour diffamation peut toujours tenter de démontrer la vérité des faits allégués. C’est sur ce fondement que Dominique Strauss-Kahn vient de porter plainte contre les auteurs du film Welcome to New York. Le procès à venir risque d’être savoureux dans la mesure où les auteurs du film tâcheront de prouver l’absence de diffamation en démontrant la vérité des faits contestés par DSK.
L’injure est une expression outrageante, en termes de mépris ou une invective ne renfermant l’imputation d’aucun fait. L’injure publique est un délit, l’injure privée une contravention. À titre d’exemple, l’humoriste Dieudonné a récemment été de nouveau condamné pour injures dans l’une de ses vidéos diffusées sur Internet.
 
Autres limites pénales –  Sans viser l’exhaustivité, on peut mentionner que des condamnations pénales visent les provocations à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée. Sont également condamnées les provocations à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur sexe, de leur orientation sexuelle ou de leur handicap. Au-delà de la protection des personnes, sont également proscrites l’apologie des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité ou des crimes ou délits de collaboration avec l’ennemi ainsi que la contestation de crimes contre l’humanité commis par les nazis à l’égard des juifs.
 
Cas de la satire –  La satire relève de la liberté d’expression. Bernard Edelman relève[+] que : « la satire suppose une distance et, mieux encore, un travestissement de la réalité. Autrement dit, elle ne fait pas appel à l’objectivité mais à une autre instance, à un autre imaginaire : on ne doit pas y croire comme à quelque chose de « vrai », mais, pourtant, cela exprime une « vérité ». Et c’est là, dans ce rapport très spécifique entre la réalité et la fiction, que la question devient fort complexe. » Les juges demandent à ce qu’il y ait une absence de confusion possible entre la réalité et sa satire et exigent qu’il n’y ait pas d’intention de nuire (par le bais d’une concurrence déloyale par exemple). Dans cette situation gare à ne pas tomber dans la faute pénale à savoir l’injure ou la diffamation. L’atteinte à la présomption d’innocence doit également être respectée.

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Les obligations du scénariste en termes de protection des œuvres

Il arrive fréquemment que les scénaristes s’inspirent d’une œuvre préexistante. Dans cette situation, les scénaristes jouissent d’une liberté relative pour adapter l’œuvre originale.
Adaptation d’un roman, bande dessinée… – L’auteur d’une œuvre jouit d’un droit moral et de droits patrimoniaux sur cette dernière. L’auteur d’une œuvre adaptée doit donc donner son accord pour l’adaptation de l’œuvre (par exemple en matière audiovisuelle) et bénéficie d’un droit moral sur l’œuvre qui la protège de sa dénaturation.
L’auteur d’une œuvre qui n’est pas tombée dans le domaine public peut mettre son œuvre à disposition de celui qui désirerait l’utiliser ou l’adapter par la voie d’une cession de droits. Cette cession se traduit par un contrat d’adaptation. On appelle alors l’œuvre nouvelle « œuvre dérivée » ou « œuvre composite ». L’adaptation non autorisée relève de la contrefaçon. Malgré la cession de droits, l’auteur dispose toujours d’un droit moral sur l’œuvre (ce dernier ne peut être cédé). L’adaptation d’une œuvre littéraire implique une marge de manœuvre pour celui qui adapte l’œuvre originelle.  La frontière entre la liberté d’adaptation de l’auteur et la dénaturation est parfois complexe à tracer. La frontière entre la liberté d’adaptation de l’auteur et la dénaturation est parfois complexe à tracer au vu des décisions jurisprudentielles. Les juges reconnaissent la nécessité de certaines modifications imposées par le passage d’un art à un autre (roman au cinéma par exemple). La Cour de cassation a ainsi considéré en 2001 qu’une adaptation audiovisuelle du Petit Prince respectait « l’esprit de l’œuvre préexistante et, bien que comportant un apport personnel de l’adaptateur, exigé par la transposition à l’écran, elle reproduisait fidèlement l’intrigue et le caractère du personnage principal ».
Une œuvre qui tombe dans le domaine public[+] peut être divulguée sans que soit nécessaire l’obtention de l’accord de son auteur. Pour autant, si la divulgation est facilitée, l’œuvre doit tout de même être respectée dans son intégrité. En cas de dénaturation, l’auteur ou ses héritiers peuvent faire jouer leur droit moral sur l’œuvre. Il est même possible de donner une suite à une œuvre tombée dans le domaine public sans que les héritiers puissent s’y opposer. À titre d’exemple, un auteur avait donné deux suites littéraires aux Misérables de Victor Hugo, les héritiers ont agi en justice afin de faire interdire ces ouvrages pour atteinte au droit moral de l’illustre auteur. Pour la Cour de cassation, faire une suite à une œuvre ne heurte a priori pas le droit moral d’un auteur mais son droit patrimonial or, ce dernier s’éteint lorsque l’œuvre tombe dans le domaine public[+]. Dans la même affaire, l’arrêt de renvoi de la Cour d’appel de Paris précise ainsi qu’il incombe à l’auteur de la suite d’être « fidèle à l’œuvre dont il se réclame ». Le droit moral de l’auteur peut donc être violé si la suite ne respecte pas la volonté de l’auteur. Si l’on ne sait rien de ce que souhaitait l’auteur, les juges vont se référer à l’œuvre elle même. Dans l’affaire des Misérables, la Cour d’appel de Paris a ainsi recherché si la suite « affecte en le dénaturant l’esprit général des Misérables » sans pour autant le constater en l’espèce. Au final, les juges recherchent si un risque de « confusion » peut naître entre les deux œuvres dans l’esprit d’un « lecteur non averti ». Comme en matière de parodie ou de satire, la confusion avec l’original est donc à proscrire.

Parodie d’une œuvre existante : La parodie relève pour les juges de la liberté d’expression. Le Code de la propriété intellectuelle prévoit que « lorsque qu’une œuvre a été divulguée, l’auteur ne peut interdire la parodie, le pastiche et la caricature, compte tenu des lois du genre ». La parodie est une des exceptions au droit d’auteur et ne nécessite donc pas d’autorisation de l’auteur de l’œuvre parodiée.  La parodie est une des exceptions au droit d’auteur et ne nécessite donc pas d’autorisation de l’auteur de l’œuvre parodiée. Pour qu’une œuvre relève de la parodie, deux éléments doivent être présents : la parodie nécessite l’intention humoristique (but de l’auteur de faire rire) ; la reprise de l’œuvre ne doit pas entraîner de confusion avec l’œuvre parodiée pour ne pas tomber par exemple dans la concurrence déloyale (parasitisme) ou le dénigrement. Le public doit comprendre qu’il n’est pas en présence de l’œuvre parodiée. À titre d’exemple, le cinéma pornographique donne souvent lieu à des « reprises » d’œuvre existantes : Le dîner de connesLes visiteuses ou, plus récemment,Jeunes et salope Ce type de films peut-il bénéficier du droit à la parodie et quels recours peuvent effectuer les titulaires des droits du film revisité ? A priori, les recours juridictionnels sont assez rares et la jurisprudence maigre en la matière. Néanmoins, les juridictions françaises ont rendu quelques décisions intéressantes notamment au sujet d’adaptations pornographiques du livre et du film Tarzan. La Cour d’appel de Paris a ainsi confirmé le 4 juillet 1997 une ordonnance de référé rendue par le président du Tribunal de Paris qui condamnait la société Marc Dorcel à une saisie-contrefaçon en raison du caractère illicite d’une reproduction de l’œuvre Tarzan. La cour note ainsi que « le caractère grossièrement pornographique de l’œuvre contrefaisante était à l’évidence exclusive de toute intention humoristique ». Ici c’est la contrefaçon d’un droit patrimonial qui a été mise en cause. On aurait pu imaginer au surplus une action fondée sur le parasitisme (s’approprier les efforts d’un autre sans en faire soi-même). On peut également imaginer que le droit moral, qui est pour sa part perpétuel, puisse servir de fondement à un recours des titulaires de ce droit. L’auteur peut donc s’opposer à la transformation de son œuvre et a son altération. Les juges condamneront alors la dénaturation de l’œuvre première comme dans l’affaire relative aux Misérables de Victor Hugo.

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Références

Pierre-Yves GAUTIER, Propriété littéraire et artistique, PUF, 8e édition, 2012
Michel VIVANT et Jean-Michel BRUGUIERE, Droit d’auteur et droits voisins, Dalloz, 2ème éd, 2013
Christophe CARON, Droit d’auteur et droits voisins, LexisNexis, 3e édition, 2013

Les tendances fictionnelles de la vidéo en BtoB

Grenoble, le 15 février 2013

Un article convainquant sur l’usage de la vidéo professionnelle. Paru dans LesEchos.fr, rubriques Entrepreneur, Tendance et innovation, voici l’extrait qui colle à l’activité de Projet Bobines.

La vidéo pour créer du buzz

L’usage de la vidéo ne se cantonne plus à une optique BtoC. Certes la liberté de ton et la créativité seront plus importantes dans un contenu vidéo destiné à un consommateur, mais il ne faut pas négliger qu’un prospect ou client BtoB est un consommateur le reste du temps.

Un contenu sérieux n’est pas antinomique d’un contenu divertissant, aussi, un acteur du monde BtoB a tout intérêt à s’inscrire dans cette mouvance. Qu’il s’agisse d’un message produit ou institutionnel, l’objectif de la vidéo d’entreprise est d’avoir un impact optimal tout en divertissant – sinon, pourquoi livrer son message sous forme de vidéo ? Il ne faut pas hésiter à agrémenter son discours d’une réalisation audacieuse, quitte à s’éloigner du discours traditionnel de l’entreprise. A support original, discours original ! Cela est d’autant plus important que la consommation de vidéo est en véritable boom et qu’il faut capter l’attention du spectateur dès les premières secondes sous peine d’être « zappé ».

Une étude menée par BaseOne  en Grande-Bretagne, France, Allemagne et Italie, et consistant à analyser le comportement des acheteurs BtoB a mis en lumière l’utilité de la vidéo (ainsi que des podcasts et des webinars) dans le comportement d’achat.

– Quand il s’agit d’identifier et définir les besoins, 24% des acheteurs se tournent vers du contenu vidéo (ou du type podcast / webinar), alors qu’ils sont seulement 14% à consulter les sites des fournisseurs, et 13% à porter attention aux campagnes e-mailing des fournisseurs.
– Quand il faut répertorier des fournisseurs potentiels, les acheteurs sont 44% à consulter du contenu vidéo (ou du type podcast / webinar), alors qu’ils sont seulement 36% à porter attention aux campagnes e-mailing des fournisseurs.
– Quand il faut choisir un fournisseur, 32% des acheteurs consultent du contenu vidéo (ou du type podcast / webinar), alors qu’ils sont seulement 15% à faire confiance aux résultats d’une recherche web, et 24% à porter attention à la publicité dans la presse professionnelle.

L’augmentation de la consommation de vidéos en BtoB s’accompagne très clairement d’un accroissement de l’exigence en termes de qualité. Pour fonctionner auprès de la cible adéquate, une vidéo doit être pensée, soigneusement réalisée et surtout… doit donner envie d’être partagée ! Pour gagner en visibilité et en impact auprès de votre public, votre message vidéo doit avoir un potentiel viral, sans omettre bien entendu d’en faire la promotion sur les média appropriés. Si tout cela est pris en compte, les réseaux sociaux et les média se feront naturellement leviers de communication.

Ainsi, nous constatons que la vidéo en BtoB peut s’adapter à plusieurs types de communication et s’adresser à différents interlocuteurs. De plus, elle peut facilement venir en complément de supports de communication classiques. Une fois ces supports exploités que ce soit en interne ou à l’externe, l’entreprise devra toutefois veiller à “faire vivre” ce contenu, l’alimenter, le renouveler et le diffuser sans modération ; elle améliorera ainsi sa proximité clients et son référencement web, clés d’un business toujours fleurissant.

 

Voir l’article complet : http://lecercle.lesechos.fr/entrepreneur/tendances-innovation/221165403/usage-video-cantonne-plus-a-optique-btoc

Le film d’entreprise

Grenoble, le 9 novembre 2012
Lorsque nous avons commencé à travailler sur le projet Bobines, nous avons pressenti un tas d’enjeux vis-à-vis de l’univers du film d’entreprise. L’étude de marché est venu nous apporté des éclairages variés sue le sujet.
Voici un article intéressant sur le sujet dont les informations nous apporterons sûrement d’autres matières à réflexion.

Par Aymeric Marolleau, le Nouvel Economiste

Communication corporate

Le film d’entreprise

Entre explosion de la demande, démultiplication des canaux et nouveaux entrants

Communication - AudiovisuelMalgré la crise qui affecte le secteur de la communication, le film d’entreprise connaît une nouvelle jeunesse. Les canaux de diffusion vidéo en interne et en externe et l’appétit du public rendent les entreprises friandes de ce média, pour servir leur image hors de leurs murs ou pour former et informer leurs collaborateurs en interne. Cette hausse de la demande, couplée à une démocratisation de l’outil audiovisuel, fait entrer le secteur en ébullition. De nouveaux acteurs, sur un modèle low-cost, viennent concurrencer les producteurs établis, qui misent sur leur réseau de professionnels et leurs prestations de conseil pour faire la différence. Dans le même temps, la chaîne traditionnelle de production est remise en question, et le statut des réalisateurs menacé. En matière de création, si les films profitent de la révolution numérique, ils souffrent de la frilosité des commanditaires, parfois peu enclins à prendre des risques d’image.

Le cinéma est-il un art ou une industrie ? La question n’a pas fini d’être tranchée. Reste que le premier film projeté de l’histoire du cinéma est un film d’entreprise : La sortie des ouvriers de l’usine Lumière. Présentée au Grand Café du boulevard des Capucines à Paris le 28 décembre 1895, l’œuvre est certes destinée à démonter les capacités du Cinématographe, mais aussi à promouvoir l’image de son commanditaire : la Société anonyme des plaques et papiers photographiques Antoine Lumière et ses fils, propriété d’Antoine Lumière, père d’Auguste et Louis, à qui il a demandé dès 1894 de se pencher sur l’épineux problème des images animées. Car à cette époque, la société, considérée comme la première industrie européenne de plaques photographiques, est engagée dans une course à l’innovation avec Kodak et Edison qui, de l’autre côté de l’Atlantique, ont inventé le film sensible sur support souple et le Kinetoscope, concurrent moins ingénieux du Cinématographe. Grâce à cette invention et à leur talent pour la faire connaître, les industriels lyonnais prennent une avance décisive dans la révolution de l’industrie des loisirs.

Nés dans le même berceau, cinéma et film d’entreprise ne vont d’ailleurs cesser, depuis leurs premiers pas, d’avancer de concert. Les frères Lumières prennent les premières commandes, pour le secteur du tourisme et le champagne Mercier notamment. D’autres grands noms du 7e Art vont prêter leur talent à ces films d’image, comme Alain Resnais, qui réalise en 1958 Le Chant du Styrène pour Péchiney, sur la chaîne industrielle de fabrication des objets en plastique. En 1957, après son premier chef-d’œuvre La Pointe courte, Agnès Varda tourne Ô saisons, Ô châteaux pour le ministère du Tourisme, un documentaire plein d’esprit sur les châteaux de la Loire.

Dans l’ouvrage Entreprise et Cinéma, 100 ans d’image, Georges Pessis précise : “Depuis Lumière, le cinéma documentaire au service de l’industrie s’est développé à l’ombre du cinéma de la fiction et du rêve : il a mobilisé les mêmes énergies, les mêmes moyens, les mêmes techniciens et les mêmes auteurs et réalisateurs (…). Ils ne ressentent pas la commande institutionnelle comme une insupportable contrainte ; bien au contraire, ils partagent des idéologies du commanditaire, élargissent le champ de la commande, et orientent le spectateur vers d’autres formes de relation à la réalité.”

“Jusqu’aux années 1970, c’étaient les chefs d’entreprise qui commandaient ces productions” explique Georges Pessis au nouvel Économiste. Ils étaient souvent des cinéphiles avertis et, à travers des films généraux, souhaitaient montrer une image agréable, voire glorieuse, de leur entreprise.

Depuis, le secteur a connu de nombreuses évolutions, du côté de la chaîne de production comme du côté de la technologie. Quelle est désormais la place du film d’entreprise dans la communication des entreprises ? Comment ce secteur gère-t-il les bouleversements sociaux et technologiques qui l’animent ?

Storytelling
Mais d’abord, comment définir, aujourd’hui, le film d’entreprise ? “Il s’agit d’un court-métrage de quelques minutes, commandé par une entreprise, une institution, une association, qui souhaite s’adresser à un public interne ou externe, pour lui présenter son activité, son histoire, ses métiers ou encore ses valeurs” définit Nathanaël Becker, président de la société Eikos.

Même si aucun chiffre précis n’est disponible, tant le secteur est émietté entre un grand nombre d’acteurs qui peinent à s’unir en associations ou en syndicats, tous les professionnels s’accordent sur un point : les demandes n’ont jamais été aussi nombreuses. De plus en plus d’entreprises et d’institutions, et en leur sein de plus en plus de responsables de services ou de divisions, souhaitent faire connaître leur métier par le média filmé. Fini le temps où les films corporate se contentaient de ponctuer une convention ou un séminaire. Comment expliquer un tel engouement ?

D’abord parce que les entreprises profitent de ce que les canaux de diffusion n’ont jamais été aussi nombreux, en interne – avec l’accroissement du nombre d’écrans dans leurs locaux – comme en externe, avec les plateformes de partage de vidéo, Youtube et Dailymotion en tête, et les réseaux sociaux, comme Facebook et Twitter. En outre, l’appétit du grand public pour les vidéos, en particulier les internautes, relève de la gloutonnerie : en janvier 2012, plus de 4 milliards de vidéos étaient visionnées chaque jour par 800 millions d’utilisateurs sur le seul Youtube.

Les autres raisons de l’engouement des firmes pour le film d’entreprise sont liées aux problèmes auxquels elles sont confrontées : “Elles sont au cœur d’un réseau de plus en plus dense de parties prenantes : riverains, journalistes, associations environnementales, actionnaires, fournisseurs ou grand public, qui sont friands d’information. Ces vidéos doivent répondre avec humilité à leurs questions”, observe Charles Drouin, président de la société de production de films d’entreprise Tulipes & Cie. En outre, le producteur observe que les entreprises sont très décriées, leur image dégradée. “Mais pour renouer le lien avec l’opinion publique, tout discours trop vendeur est proscrit, car cela accroîtrait cette défiance.” Le format documentaire du film corporate est donc privilégié au style publicitaire. Sans pour autant sombrer dans l’austérité : “Il y a un besoin d’originalité pour émerger et exister notamment sur internet dans l’offre pléthorique de vidéos” remarque Charles Drouin.

D’ailleurs, même si les films sont d’abord diffusés en interne, ils sont aussitôt mis en ligne sur les plateformes de partage et visent à créer le buzz. A Day in Paris, vidéo de présentation des métiers de Vinci destinée à illustrer une campagne interne du groupe sur l’innovation, a par exemple été vue 300 000 fois sur la plateforme Vimeo, alors que le groupe ne compte qu’un peu plus de 160 000 collaborateurs dans le monde. “La frontière est de plus en plus floue entre l’intérieur de l’entreprise et l’extérieur. Tout ce qui est fait pour l’interne doit pouvoir être diffusé à l’extérieur, et inversement” note Charles Drouin.

Le film d’entreprise tient donc une place majeure dans la stratégie de storytelling des marques, en vue de se raconter sans trop en faire, selon un équilibre subtil entre information et séduction. Elles sont bien conscientes que plus de 92 % des consommateurs se renseignent sur Internet avant d’aller en magasin, selon le baromètre de l’Expérience marchande connectée de Digitas & Vivaki. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si François Morgant, le président de NMC Production, remarque que “la plupart des films d’entreprise parlent aujourd’hui du développement durable. Si ce n’est pas le thème unique du film, un chapitre y est au moins consacré”. D’ailleurs, la disparition du Fimac, Festival international de l’image institutionnelle et corporate en 2011, a laissé la place depuis 2012 au Deauville Green Awards, qui récompense les films corporate pour l’écologie et le développement durable.

La vidéo d’entreprise est aussi plébiscitée dans le cadre des formations internes. Pour Pascal Hersent, responsable du pôle audiovisuel de la banque de détail France de BNP Paribas, “c’est un moyen efficace et rentable de faire passer un message, de convaincre les collaborateurs, d’illustrer un processus complexe. La diffusion d’un film de formation permet d’économiser les frais de déplacement et d’hébergement des collaborateurs ou du formateur. En outre, le message délivré peut changer d’un formateur à l’autre. Le film, validé par la direction générale, permet de conserver une uniformité dans le message”.

Conseil contre low-cost
Malgré la hausse de la demande et l’engouement des services communication pour le genre, le secteur n’ignore pas la crise. Si le nombre de films commandés augmente, le budget par film tend lui à s’éroder : “Les budgets se sont réduits depuis quelque temps, confirme François Morgant, de NMC Production. Pour s’adapter, les producteurs réduisent les équipes, les jours de tournage et de montage. Nous allons aussi moins en studio et privilégions les tournages en extérieur”.

L’évolution technologique dans le secteur audiovisuel n’a pas été sans conséquences : “Autrefois, il fallait au moins 5 techniciens pour réaliser un film. Avec le numérique, on a considérablement réduit le nombre de personnes nécessaires. Aujourd’hui, nous sommes dans l’ère des photocams, ces appareils photos capables de tourner des vidéos en haute définition” observe Nathanaël Becker, d’Eikos. La démocratisation des outils et de la technique a permis à de nombreux nouveaux acteurs de se lancer sur ce marché en plein boom. Sur Internet, les sites qui se proposent de réaliser des films corporate low-cost sont légion. Pour 1 000 euros, Start Vidéo propose par exemple aux entreprises de réaliser en 48 heures un film présentant leur activité, leurs produits ou services. Ces sociétés avancent souvent l’argument qu’une vidéo d’entreprise est un outil de référencement efficace, puisqu’il peut faire remontrer un site dans les résultats de recherche Google et drainer les internautes des plateformes de partage de vidéos vers le site de l’entreprise.

Une démarche sensiblement différente de celle des producteurs traditionnels. À ce titre, Tulipes & Cie est exemplaire : la société, qui compte 8 permanents pour un chiffre d’affaires de 3,5 millions d’euros, fédère un réseau flexible de 150 professionnels : des réalisateurs bien sûr, mais aussi des webdesigners, des directeurs artistiques, des graphistes et même des architectes. “Cela nous permet de nous renouveler, de proposer des idées originales à nos clients, tout en conservant une cohérence d’image d’un projet à l’autre” explique Charles Drouin.

Les producteurs insistent aussi sur l’importance de l’étape “conseil en communication” de leurs prestations : “le pré-cahier des charges donné par le client ne contient bien souvent pas exactement le fond du sujet. Notre travail consiste à l’interroger et à travailler avec lui pour découvrir ses vraies attentes” explique Charles Drouin. Pour Nathanaël Becker, d’Eikos, “le conseil en communication audiovisuelle consiste à adapter le contenu, la forme et le mode de diffusion à l’objectif poursuivi”. Pascal Hersent, responsable du pôle audiovisuel de la banque de détail France de BNP Paribas, reconnaît qu’il apprécie “être surpris et séduit par la piste de traitement proposée par les producteurs, même si elle diffère de l’idée que nous nous faisions du sujet au moment du brief”.

Pour séduire son public, “le cinéma d’entreprise ne peut pas compter sur les stars, comme les longs-métrages. Sa seule star, c’est le traitement du sujet, assure Georges Pessis. Nous n’avons pas notre public en main, nous devons donc le séduire par un autre regard, un traitement original, une histoire qu’on lui raconte”.

Secteur en ébullition
En plus de l’arrivée de nouveaux acteurs, qui segmentent davantage l’offre et la demande de films d’entreprises, la chaîne traditionnelle de production connaît aussi quelques bouleversements. Traditionnellement, les entreprises entraient en contact avec un producteur en précisant leurs besoins, leurs prix, leurs délais, puis le producteur recherchait le meilleur réalisateur selon ses affinités avec le sujet ou le format. Mais Christophe Ramage, président de la Compagnie des Réals, qui fédère une centaine de réalisateurs de films d’entreprise et fêtait ses 30 ans en octobre 2012, remarque que “les commanditaires traitent de plus en plus souvent directement avec des réalisateurs qui adoptent le statut d’auto-entrepreneur. Cela contribue à casser le statut du réalisateur, car la boîte de production est censée gérer les questions de droits d’auteur, de droits moraux, de citation, d’exploitation… Les entreprises méconnaissent le statut du réalisateur. Par exemple, à chaque fois que l’on change de mode de diffusion, l’avis de l’auteur devrait être demandé, or ce n’est jamais fait. Son nom devrait toujours apparaître au générique, ce qui n’est pas non plus toujours le cas”.

Christophe Ramage tire la sonnette d’alarme : “Les droits du réalisateur sont bafoués, ils tendent à disparaître. Avant, la diffusion était gérée par le producteur, qui déclarait la musique et le nombre de supports (VHS, DVD) copiés, afin que les droits d’auteur soient gérés par la SCAM [Société civile des auteurs multimédias, ndlr]. Aujourd’hui, cette règle est cassée car le diffuseur est devenu le commanditaire, qui copie autant de DVD qu’il le souhaite, et diffuse autant qu’il veut le film sur Internet, sans conscience des questions de droit d’auteur”. Le métier des réalisateurs a aussi été bouleversé par l’évolution technologique : “Autrefois, leur travail consistait à encadrer une équipe, sans forcément toucher à l’aspect technique, explique Christophe Ramage. Aujourd’hui, on attend d’eux qu’ils soient polyvalents, qu’ils cadrent et montent eux-mêmes”.

Victime de son succès
Du côté de la création, le film d’entreprise se trouve là encore dans une situation contrastée. D’un côté, un producteur de films d’entreprise confie que “les commanditaires sont de plus en plus frileux. Ils n’osent plus, par exemple, donner leur accord pour des fictions, et se contentent de reportages ou de micro-documentaires, car ils ont peur de ne pas être compris par le public”. Christophe Ramage, de la Compagnie des Réals, ajoute que “certaines entreprises laissent peu de liberté de création, et les idées des réalisateurs sont vite amendées pour des besoins d’image et d’efficacité. Néanmoins, certains producteurs savent encore épauler leurs réalisateurs et les aider à défendre leurs idées auprès de leurs clients”. Chez Tulipes & Cie, Charles Drouin conseille “d’intégrer le réalisateur très en amont, afin qu’il s’approprie le sujet et que le film lui plaise autant qu’au commanditaire. Notre souhait est que l’envie du réalisateur et celle du client se rejoignent”.

D’un autre côté, la créativité des réalisateurs est boostée par les perspectives qu’ouvrent les nouvelles technologies, de moins en moins onéreuses. Web doc et serious games font désormais partie de leur boîte à outils. “Il est possible de rendre le spectateur plus actif, en intégrant de l’interactivité dès le schéma de production. Le spectateur peut par exemple choisir le cheminement du film” explique Charles Drouin. Christophe Ramage remarque que “les films tendent à mélanger différentes techniques : du tournage humain, de la 2D pour les décors, de la 3D pour intégrer des personnages fictifs…” En outre “le film est souvent le point de départ, puis nous réfléchissons à toutes les déclinaisons qu’il peut entraîner” explique Charles Drouin : photographies, 3D, typographies peuvent être réutilisées dans différents supports, de la plaquette commerciale au site Internet.

La fourchette de prix des films corporate est large : de 1 500 à 200 000 euros. Bien loin du prix d’un spot publicitaire, où le coût de l’achat d’espace justifie des tarifs bien supérieurs. Mais en moyenne, le prix d’un film corporate s’établit autour de 25 000 euros. Le prix dépend bien sûr de différents critères : nombre de jours de tournage et de montage, équipement… Mais aussi de la présence et de la qualité de l’habillage, des effets et des animations.

Mais l’inflation de films réalisés, surtout dans les grands groupes, fait apparaître de nouveaux problèmes : “Nous réalisons 300 à 350 nouveaux supports audiovisuels par an, qui viennent s’ajouter aux 10 000 films des archives de BNP Paribas. Aujourd’hui, on veut tout exprimer par la vidéo, or il y en a tellement qu’elles ne peuvent pas toutes être vues par les publics visés, regrette Pascal Hersent, de BNP Paribas. Nous devrons apprendre à trier de façon pertinente entre les demandes des différents services : ‘Est-ce le bon support pour le message que vous voulez faire passer ? N’y a-t-il pas une autre solution?’”.

Le film d’entreprise semble donc, à plus d’un titre, victime de son succès.

3D : arnaque ou avenir du cinéma ?

Grenoble : 27 mars 2012

Derrière les outils, il y a des hommes… derrière les images, il y a des rêves…

Comme l’illustre encore la sortie ce mercredi 6 avril de Titeuf en 3D, le relief est à la mode sur le grand écran. Co-fondateur de la société d’effets spéciaux Mac Guff, Rodolphe Chabrier explique pour Atlantico les implications de cette technologie du futur.

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