Premier Gif animé pour le GB38

Depuis septembre, nous dirigeons la communication du Club de Basket de Grenoble. Stratégie, graphisme (charte graphique, affiches, programmes, flyers de stages, etc…), rédactionnel (Newsletter, réseaux sociaux, discours, etc…), community management et présence sur le Web, organisation événementiel, nous leur apportons notre expertise dans ce domaine et celui du développement de notoriété et de stratégie d’entité économique.

Nous avons réalisé pour eux ceci :voeux2015

 

Ce n’est pas un film animé, bien sûr, mais ça permet quand même de faire son petit effet !

Le dragon, symbolique de Grenoble, représente l’impétueux Drac, la deuxième rivière de la ville avec l’Isère qui ont fait par leurs débordements répétés et impétueux de malheureuses inondations historiques mais également la richesse agricole d’abord puis hydroélectrique et industrielle de la ville : Grenoble est la ville qui a dompté les flots déchaînés à son profit. Ce dragon s’attache non seulement à la ville mais aussi exprime dans un contexte sage “dompté”, la passion qui anime le Club (” on vous met le feu ! “) et la capacité de nos basketteurs à dominer le terrain ! Une belle symbolique pour le GB38.

Pensez-y pour votre entreprise ou votre propre entité !

Webinaire pour développer VOTRE notoriété

oui, comptez sur nous !Vous entreprenez et  souhaitez développer la notoriété de votre activité, votre marque ou vos produits ? Rejoignez à 14h notre webinaire  en partenariat avec MesBonnesCopines.com

 

Développe la notoriété de ton activité pour toucher tes premiers clients… ou les suivants.

09.12.2014 14h00 / Webconference

Description

“Développe la notoriété de ton activité pour toucher tes premiers clients… ou les suivants.”

Ça y est, tout est prêt : tu as déjà des produits ou services à vendre, peut-être même un site opérationnel, une page Facebook et un twitter, voire d’autres outils encore ! Bravo !

Pourtant, la vente pure n’étant pas ton fort – oui oui, on peut être entrepreneuse, artiste ou artisane et ne pas SAVOIR vendre ni à qui réellement (voir le webinaire d’Élodie le 16 décembre), à part tes clients d’estime, ton affaire ne décolle pas.

Au lieu d’un commercial de masse et une prospection pure et dure qui va sûrement à l’encontre de tes compétences premières voire de ta sensibilité propre, il manque juste un peu de notoriété à ton entreprise pour l’enrichir et la faire démarrer.

Dans ce webinaire, je te propose un parcours simple et efficace qui au lieu de te demander beaucoup d’argent – car, ah ! oui, j’avais oublié, l’argent n’est pas vraiment ce que tu as en trop, non plus ! – va te demander du temps et de la méthode pour un retour sur investissement intéressant voir prodigieux.

Tout d’abord, une petit bilan sera nécessaire sur où tu en es. Quelquefois, on rêve un peu son projet et on s’imagine que l’on a des choses très abouties mais on peut constater que certaines sont simplement inachevées mais donnent l’illusion d’être là. Ou pas.

Après ce petit bilan, on verra la sensibilité propre que TU as vis-à-vis de ce que tu vends : cela pourra te donner des pistes et trouver ton mode de fonctionnement pour développer la notoriété de tes produits ou services de manière le plus optimal.

On en viendra aussi à définir les objectifs de ta campagne de notoriété (premiers clients ? Croissance géographique de ta zone de challendise ? Obtenir des clients-clés ? Etc.)

Enfin, on définira les actions à mettre en place et un calendrier qui te sera propre afin de réaliser une première campagne de notoriété.

Vois ce webinaire comme un atelier pratique où tu travailleras autant que je parlerai – et je parle ! – de manière à optimiser cette heure passée ensemble !

Quelque soit ton avancement ou ton activité, ce webinaire peut t’être utile. Rejoins-nous !

Webinaire développement de notoriété ici

Projet Bobines est candidat à la Fête des services : dès le 21 octobre, votez pour nous !

Chefs d’entreprise, n’attendez pas pour développer votre notoriété : trouvez chez Projet Bobines la stratégie qui vous va bien qui vous mène loin !
Pour votre plus grand bien, Projet Bobines est candidat à la Fête des services 2015 : dès le 21 octobre, votez pour nous, nous travaillerons encore mieux pour vous ! Retrouvez-nous dans la catégorie ” Service aux entreprises “, dès le 21 octobre !
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N’hésitez pas à nous suivre sur les réseaux et à nous encourager par vos commentaires ici même ou vos messages partout ailleurs ! Commentez, partagez, soutenez notre candidature avant l’ouverture des votes le 21 octobre prochain !

Pré-rentrée !

pré en fleur

Tonique, tout en douceur, tout en couleur, tout en lumière, une pré-rentrée que nous souhaitons partager avec vous, nos clients, prospects et partenaires, que vous soyez revenus au travail ou toujours en goguette, cette semaine est celle de la remise en route… de tous nos projets !

A bien vite et bonne semaine à tous !

Un article passionnant sur les droits des scénaristes, des personnes et des oeuvres !

A retrouver sur inaglobal .fr

Ecrire des bioptics, relater des évènements réels actuels ou anciens : tous les scénaristes peuvent travailler sur des sujets touchant de vraies personnes ou adapter de vraies oeuvres. En la matière, où s’arrête le droit à l’imagination, et le droit des personnes ou des oeuvres… Un article très intéressant sur le sujet !

Un scénariste peut-il tout se permettre ?

ARTICLE  par  Marc LE ROY  •  Publié le 23.05.2014  •  Mis à jour le 23.05.2014
Welcome to New York, film d’Abel Ferrara librement inspiré de l’affaire DSK, soulève à nouveau la question de la liberté de création d’un scénariste. Celle-ci est-elle absolue ?

Sommaire

Le Festival de Cannes 2014 aura été marqué par de multiples interrogations sur la fiction et la réalité. Dès le film d’ouverture consacré à Grace de Monaco, les historiens et la famille princière du rocher se sont émus des multiples libertés scénaristiques présentes dans le film d’Olivier Dahan. Quelques jours plus tard, c’est un film non sélectionné pour le Festival qui a orienté tous les regards. Welcome to New Yorkd’Abel Ferrara, qui revient librement sur l’affaire DSK, a suscité l’indignation des personnalités qui ont inspiré le film. Dominique Strauss-Kahn a annoncé qu’à la différence d’Anne Sinclair il déposait plainte contre les auteurs du film pour diffamation. Ces deux exemples posent une même question : le scénariste d’un film a-t-il tous les droits ?
Les scénaristes peuvent légitimement évoquer les libertés d’expression et de création pour justifier leur travail. Ces libertés sont garanties par la Constitution par le biais de l’article 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (la libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme ; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre à l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi) et par la Convention européenne des droits de l’homme en son article 10 (toute personne a droit à la liberté d’expression). Ces libertés ne sont pourtant pas sans limites. L’article 11 de la DDHC évoque ainsi les abus à la liberté d’expression qui sont déterminés par la loi. De plus, la liberté d’expression peut être, en matière audiovisuelle, limitée par les pouvoirs publics compétents pourprotéger les individus, et notamment les mineurs, contre la violence, la sexualité voire les atteintes à la dignité humaine. Au-delà de cette protection de l’ordre public par l’administration, les scénaristes doivent prendre en compte des intérêts plus particuliers, à savoir les droits des personnes. Juridiquement parlant, une personne, qu’elle soit physique ou morale, est titulaire de droits qui doivent être pris en compte par les tiers et donc par les scénaristes. La liberté de création des scénaristes s’arrête donc là où les droits des personnes commencent. À titre d’exemple, il conviendra de respecter la vie privée des individus, de ne pas tomber dans l’injure ou la diffamation mais aussi de respecter un minimum les faits historiques. Dans le même sens, la liberté de création des scénaristes peut être encadrée par un droit privatif qu’une personne détient sur une œuvre (un droit d’auteur par exemple). Se pose alors la question de l’adaptation de romans ou de bandes dessinées. Les scénaristes peuvent néanmoins prendre certaines libertés avec l’œuvre originale voire avec les droits de telle ou telle personne, on pense ici à la satire ou à la parodie.

En définitive, quelles sont les limites à la liberté d’expression pour un scénariste ?

Les obligations du scénariste en termes de protection des personnes

Un scénariste doit prendre garde à respecter les droits des personnes physiques ou morales s’il ne veut pas (lui ou son producteur)[+] être poursuivi en justice. Plusieurs limites peuvent ainsi être évoquées :
Protection de la vie privée – La protection de la vie privée est garantie par l’article 9 du Code civil et l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Les juges peuvent, sans préjudice de la réparation du dommage subi, prescrire toutes mesures (séquestre, saisie et autres) propres à empêcher ou faire cesser une atteinte à l’intimité de la vie privée. Ces mesures peuvent, s’il y a urgence, être ordonnées en référé. La protection de la vie privée jouit donc de garanties équivalentes à la liberté d’expression. Au vu des protections de même valeur offertes à ses différents droits et libertés, il appartiendra aux juges, en cas d’atteinte, de trouver la solution la plus proportionnée au cas qui leur est soumis. Face à une atteinte à la vie privée, les juges prononcent généralement des compensations pécuniaires et des mesures telles que la mention dans le générique du film, sur l’affiche, la publication du jugement dans les journaux. La saisie ou l’interdiction peuvent être prononcées mais elles ne sont pas fréquentes. Beaucoup plus rarement, des coupures pourront être prescrites si nécessaires.
Il doit être entendu que « la vie privée » ne concerne que la révélation de faits relevant de la vie privée, le terme étant défini comme « le fait de dévoiler, faire connaître, de rendre public quelque chose qui était inconnu ou caché ». Échappent donc à la vie privée les faits publics. Il appartiendra aux juges de déterminer au cas par cas ce qui est privé et ce qui est public.  Il appartient aux juges de déterminer au cas par cas ce qui est privé et ce qui est public. Au-delà d’un certain délai, le droit à l’oubli peut être pris en considération et remettre de l’ombre sur des faits autrefois publics. En ce sens, la Cour d’appel de Versailles a considéré, dans une décision du 14 novembre 2002, que la reprise dans un film de fiction d’un fait divers datant de 1969 pouvait constituer une atteinte à la vie privée d’une des victimes de l’époque. L’atteinte à la vie privée peut donc être constituée pour des faits pourtant reconnus comme publics. Pour éviter des tensions entre droit à l’information et droit à l’oubli, le professeur Christophe Caron propose d’encourager « les auteurs à maquiller suffisamment les personnages et les circonstances du drame en faisant prévaloir la fiction sur la réalité. Et s’ils souhaitent demeurer fidèles à la réalité, il leur appartient alors de demander l’autorisation de la personne concernée à l’époque par ce fait divers ».
Afin de conclure à une atteinte à la vie privée le juge cherchera à déterminer si l’identification du ou des personnages avec le ou les demandeurs est évidente ou, au contraire, aléatoire. Le juge déterminera ainsi s’il y a une réelle séparation entre la fiction et la réalité. Le Tribunal de Grande Instance (TGI) de Paris a ainsi considéré au sujet du film Rois et Reine d’Arnaud Desplechin que de simples emprunts accolés à un personnage fictionnel ne constituent pas une atteinte à la vie privée de l’ancienne compagne du réalisateur. Au contraire, il a été jugé qu’un ouvrage de Christine Angot ne transformait pas assez un personnage qui s’inspirait de l’ancienne compagne de l’actuel compagnon de l’auteure.
Personnages et faits publics – La jurisprudence en la matière est assez libérale. Le juge prend notamment en compte « le sérieux et la complétude des recherches accomplies avec prudence, exactitude et objectivité de l’expression »[+]. Dans toute œuvre tirée d’un fait ou d’un personnage public, il est nécessaire de respecter un devoir de prudence et d’objectivité et notamment de ne pas faire montre d’une volonté de nuire aux personnes concernées. On peut de plus évoquer certaines limitesL’auteur devra se garder de prendre partie dans une affaire judicaire en cours. Ainsi, le film Les noces rouges de Claude Chabrol a vu en 1973 son visa d’exploitation accordé sous réserve que l’affaire traitée dans le film soit jugée par la Cour d’assises. La solution est la même pour une affaire définitivement jugée qui ne devra pas être rejugée par les auteurs d’une fiction comme l’illustre l’interdiction récente de la diffusion sur Arte du docu-fiction Intimes convictions. L’auteur devra également veiller à ne pas porter atteinte à la présomption d’innocence comme l’illustre la diffusion sur TF1 d’un téléfilm sur Francis Heaulme en 2005.
 
Diffamation et injures –   Le procès à venir risque d’être savoureux dans la mesure où les auteurs du film tâcheront de prouver l’absence de diffamation en démontrant la vérité des faits contestés par DSK.  La diffamation constitue un délit si elle est publique et une contravention si elle est privée. La diffamation est une allégation ou l’imputation d’un fait qui porte atteinte à l’honneur ou à la considération de la personne ou du corps auquel le fait est imputé. Le but est d’empêcher les individus de calomnier leur prochain. La personne poursuivie pour diffamation peut toujours tenter de démontrer la vérité des faits allégués. C’est sur ce fondement que Dominique Strauss-Kahn vient de porter plainte contre les auteurs du film Welcome to New York. Le procès à venir risque d’être savoureux dans la mesure où les auteurs du film tâcheront de prouver l’absence de diffamation en démontrant la vérité des faits contestés par DSK.
L’injure est une expression outrageante, en termes de mépris ou une invective ne renfermant l’imputation d’aucun fait. L’injure publique est un délit, l’injure privée une contravention. À titre d’exemple, l’humoriste Dieudonné a récemment été de nouveau condamné pour injures dans l’une de ses vidéos diffusées sur Internet.
 
Autres limites pénales –  Sans viser l’exhaustivité, on peut mentionner que des condamnations pénales visent les provocations à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée. Sont également condamnées les provocations à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur sexe, de leur orientation sexuelle ou de leur handicap. Au-delà de la protection des personnes, sont également proscrites l’apologie des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité ou des crimes ou délits de collaboration avec l’ennemi ainsi que la contestation de crimes contre l’humanité commis par les nazis à l’égard des juifs.
 
Cas de la satire –  La satire relève de la liberté d’expression. Bernard Edelman relève[+] que : « la satire suppose une distance et, mieux encore, un travestissement de la réalité. Autrement dit, elle ne fait pas appel à l’objectivité mais à une autre instance, à un autre imaginaire : on ne doit pas y croire comme à quelque chose de « vrai », mais, pourtant, cela exprime une « vérité ». Et c’est là, dans ce rapport très spécifique entre la réalité et la fiction, que la question devient fort complexe. » Les juges demandent à ce qu’il y ait une absence de confusion possible entre la réalité et sa satire et exigent qu’il n’y ait pas d’intention de nuire (par le bais d’une concurrence déloyale par exemple). Dans cette situation gare à ne pas tomber dans la faute pénale à savoir l’injure ou la diffamation. L’atteinte à la présomption d’innocence doit également être respectée.

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Les obligations du scénariste en termes de protection des œuvres

Il arrive fréquemment que les scénaristes s’inspirent d’une œuvre préexistante. Dans cette situation, les scénaristes jouissent d’une liberté relative pour adapter l’œuvre originale.
Adaptation d’un roman, bande dessinée… – L’auteur d’une œuvre jouit d’un droit moral et de droits patrimoniaux sur cette dernière. L’auteur d’une œuvre adaptée doit donc donner son accord pour l’adaptation de l’œuvre (par exemple en matière audiovisuelle) et bénéficie d’un droit moral sur l’œuvre qui la protège de sa dénaturation.
L’auteur d’une œuvre qui n’est pas tombée dans le domaine public peut mettre son œuvre à disposition de celui qui désirerait l’utiliser ou l’adapter par la voie d’une cession de droits. Cette cession se traduit par un contrat d’adaptation. On appelle alors l’œuvre nouvelle « œuvre dérivée » ou « œuvre composite ». L’adaptation non autorisée relève de la contrefaçon. Malgré la cession de droits, l’auteur dispose toujours d’un droit moral sur l’œuvre (ce dernier ne peut être cédé). L’adaptation d’une œuvre littéraire implique une marge de manœuvre pour celui qui adapte l’œuvre originelle.  La frontière entre la liberté d’adaptation de l’auteur et la dénaturation est parfois complexe à tracer. La frontière entre la liberté d’adaptation de l’auteur et la dénaturation est parfois complexe à tracer au vu des décisions jurisprudentielles. Les juges reconnaissent la nécessité de certaines modifications imposées par le passage d’un art à un autre (roman au cinéma par exemple). La Cour de cassation a ainsi considéré en 2001 qu’une adaptation audiovisuelle du Petit Prince respectait « l’esprit de l’œuvre préexistante et, bien que comportant un apport personnel de l’adaptateur, exigé par la transposition à l’écran, elle reproduisait fidèlement l’intrigue et le caractère du personnage principal ».
Une œuvre qui tombe dans le domaine public[+] peut être divulguée sans que soit nécessaire l’obtention de l’accord de son auteur. Pour autant, si la divulgation est facilitée, l’œuvre doit tout de même être respectée dans son intégrité. En cas de dénaturation, l’auteur ou ses héritiers peuvent faire jouer leur droit moral sur l’œuvre. Il est même possible de donner une suite à une œuvre tombée dans le domaine public sans que les héritiers puissent s’y opposer. À titre d’exemple, un auteur avait donné deux suites littéraires aux Misérables de Victor Hugo, les héritiers ont agi en justice afin de faire interdire ces ouvrages pour atteinte au droit moral de l’illustre auteur. Pour la Cour de cassation, faire une suite à une œuvre ne heurte a priori pas le droit moral d’un auteur mais son droit patrimonial or, ce dernier s’éteint lorsque l’œuvre tombe dans le domaine public[+]. Dans la même affaire, l’arrêt de renvoi de la Cour d’appel de Paris précise ainsi qu’il incombe à l’auteur de la suite d’être « fidèle à l’œuvre dont il se réclame ». Le droit moral de l’auteur peut donc être violé si la suite ne respecte pas la volonté de l’auteur. Si l’on ne sait rien de ce que souhaitait l’auteur, les juges vont se référer à l’œuvre elle même. Dans l’affaire des Misérables, la Cour d’appel de Paris a ainsi recherché si la suite « affecte en le dénaturant l’esprit général des Misérables » sans pour autant le constater en l’espèce. Au final, les juges recherchent si un risque de « confusion » peut naître entre les deux œuvres dans l’esprit d’un « lecteur non averti ». Comme en matière de parodie ou de satire, la confusion avec l’original est donc à proscrire.

Parodie d’une œuvre existante : La parodie relève pour les juges de la liberté d’expression. Le Code de la propriété intellectuelle prévoit que « lorsque qu’une œuvre a été divulguée, l’auteur ne peut interdire la parodie, le pastiche et la caricature, compte tenu des lois du genre ». La parodie est une des exceptions au droit d’auteur et ne nécessite donc pas d’autorisation de l’auteur de l’œuvre parodiée.  La parodie est une des exceptions au droit d’auteur et ne nécessite donc pas d’autorisation de l’auteur de l’œuvre parodiée. Pour qu’une œuvre relève de la parodie, deux éléments doivent être présents : la parodie nécessite l’intention humoristique (but de l’auteur de faire rire) ; la reprise de l’œuvre ne doit pas entraîner de confusion avec l’œuvre parodiée pour ne pas tomber par exemple dans la concurrence déloyale (parasitisme) ou le dénigrement. Le public doit comprendre qu’il n’est pas en présence de l’œuvre parodiée. À titre d’exemple, le cinéma pornographique donne souvent lieu à des « reprises » d’œuvre existantes : Le dîner de connesLes visiteuses ou, plus récemment,Jeunes et salope Ce type de films peut-il bénéficier du droit à la parodie et quels recours peuvent effectuer les titulaires des droits du film revisité ? A priori, les recours juridictionnels sont assez rares et la jurisprudence maigre en la matière. Néanmoins, les juridictions françaises ont rendu quelques décisions intéressantes notamment au sujet d’adaptations pornographiques du livre et du film Tarzan. La Cour d’appel de Paris a ainsi confirmé le 4 juillet 1997 une ordonnance de référé rendue par le président du Tribunal de Paris qui condamnait la société Marc Dorcel à une saisie-contrefaçon en raison du caractère illicite d’une reproduction de l’œuvre Tarzan. La cour note ainsi que « le caractère grossièrement pornographique de l’œuvre contrefaisante était à l’évidence exclusive de toute intention humoristique ». Ici c’est la contrefaçon d’un droit patrimonial qui a été mise en cause. On aurait pu imaginer au surplus une action fondée sur le parasitisme (s’approprier les efforts d’un autre sans en faire soi-même). On peut également imaginer que le droit moral, qui est pour sa part perpétuel, puisse servir de fondement à un recours des titulaires de ce droit. L’auteur peut donc s’opposer à la transformation de son œuvre et a son altération. Les juges condamneront alors la dénaturation de l’œuvre première comme dans l’affaire relative aux Misérables de Victor Hugo.

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Références

Pierre-Yves GAUTIER, Propriété littéraire et artistique, PUF, 8e édition, 2012
Michel VIVANT et Jean-Michel BRUGUIERE, Droit d’auteur et droits voisins, Dalloz, 2ème éd, 2013
Christophe CARON, Droit d’auteur et droits voisins, LexisNexis, 3e édition, 2013

Coup de pouce à Fanny !

Nous vous en avions déjà parlé : nous soutiendrons ici de temps en temps un projet parce que le projet et le porteur nous ont paru digne d’intérêt. Cette fois nous avons été approchée par la porteuse non pour la soutenir mais pour travailler avec elle sur un scénario de vidéo qui pourrait l’aider à créer un pilote. Après quelques conversation, l’idée de financer ce pilote par une plateforme de financement participatif a vu le jour. Retrouvez donc Fanny Berthon sur kisskissbankbank. Fanny, commerciale pour un studio, après avoir lancé une web TV sur le vin, s’est prise de passion pour la présentation d’émission et veut devenir présentatrice TV. Et surtout, elle a des idées d’émissions dans sa besace qu’elle voudrait mettre en oeuvre.  

N’hésitez pas à la soutenir même modestement pour qu’elle atteigne son objectif de levée : il nous reste 9 jours !